« Le site appartient aux internautes »

David Guévart, éditeur de l'Echo Sarthois, présente le site Internet.
L’écho Sarthois vient tout juste de mettre en ligne son site Internet (www.lechosarthois.fr). David Guévart, son éditeur, se livré au jeu des questions/réponses pour en expliquer la genèse, le mode de fonctionnement, les conséquences. Interview.
http://www.dailymotion.com/videoxcs9y8Pour quelles raisons l’Echo Sarthois lance-t-il son site Internet ?
« L’idée est de nous moderniser et d’apporter une offre complémentaire à nos lecteurs. Le projet est d’être un hub local, c’est-à-dire de permettre une mise en valeur de l’information locale, des acteurs du territoire, sur tout le web. C’est aussi aller à la rencontre de notre public, puisque un pan de nos lecteurs potentiels est derrière son ordinateur. »
Comment est né ce projet ?
« Le projet est né bien avant que l’Echo sarthois rejoigne le groupe, cela fait deux ans et demi que l’on travaille dessus. Publi Hebdos édite 59 journaux qui ont tous leur personnalité et leur identité. Chacun d’entre eux avaient un projet de site Internet. Il a fallu une dynamique de groupe pour bénéficier des meilleurs réflexions et moyens. »
Une phase obligée pour la presse locale ?
« On n’est jamais obligé, surtout si c’est pour investir sans retombées, comme beaucoup l’ont fait. »
Ne va-t-il pas faire concurrence au format papier ?
« Les lecteurs ne sont pas les mêmes, comme des études le démontre. On ne donne pas sur le web ce que l’on vend sur papier, il n’y a donc pas de concurrence entre les deux supports. Au contraire, un renvoi de l’un à l’autre est possible. La promotion du papier se fait par le web et réciproquement. C’est une offre complémentaire. On peut mettre sur Internet plus de photos et sur le papier des articles à forte valeur ajoutée journalistique. Une lecture rapide sur le site et plus approfondie dans le journal. »
Est-il participatif ?
« C’est le coeur de notre fonctionnement. Le site appartient aux internautes, ce sont eux qui l’écrivent. Ils peuvent commenter l’info avec du texte et des photos et il y a une promesse de publication de ce qu’ils apportent. Ils peuvent y exister en s’identifiant gratuitement, créant leur profil, leur groupe, communiquer entre eux et même lancer leurs blogs. C’est donc plus que participatif, le lecteur ne fait pas que réagir, il fait le site. »
Que peut-on y retrouver ?
« Il y a le mur des internautes, mais aussi un espace météo/cinéma/télévision, la Une du journal en cours, des petites annonces. On y retrouve de l’information issue de la rédaction ou tirée du web avec des textes, des photos, des vidéos, des sons. »
Vers une mutation du journaliste local ?
« Il y a une évolution des outils qui sont les siens. Ses interlocuteurs ne sont plus dans les bistrots, mais derrière leurs ordinateurs ou à leur téléphone portable. Le journaliste doit s’emparer des outils qui existent pour créer des réseaux, sans quoi il perd le fil avec la population locale ».
Le web va-t-il tuer le papier ?
« Encore une fois, je pense que les deux sont complémentaires. C’est très difficile de ne fonctionner qu’avec le web. Il y a d’ailleurs eu un exemple très parlant aux Etats-Unis. Deux journaux avaient lancé leur site et face au succès rencontré, l’un d’eux a décidé d’arrêter son tirage papier et s’est finalement effondré. »



Une très bonne nouvelle que l’arrivée de l’Echo Sarthois sur le web ! Bon vent.
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