La Ferté-Bernard : des caméras plutôt que des Taser

La police municipale a un rôle de proximité et n'aura donc pas de Taser.
Les policiers municipaux de La Ferté-Bernard ne seront pas équipés de pistolet à impulsion électrique de type Taser. Jean-Carles Grelier, le maire de la ville, en a décidé ainsi et s’en explique. «L’actualité liée à la police municipale est dramatique mais il faut garder à l’esprit que la police municipale locale n’a pas vraiment le même rôle que les fonctionnaires en exercice dans les grandes villes».
Pour le premier magistrat, les policiers municipaux ont une vocation différente qui réside dans «le contact et les relations avec la population de La Ferté-Bernard». Actuellement, les agents de la mairie disposent de bâtons de défense et de bombes lacrymogènes.
Des outils qu’ils n’utilisent que très rarement. «Je n’ai pas l’intention d’aller au-delà de cet équipement». De plus, les policiers municipaux «ne le réclament pas».
Pour cause, «à ma connaissance, il n’y a jamais eu d’insultes, de coups ou de dégradations sur les véhicules et sur les locaux de la police municipale».
En armant les fonctionnaires, «on prendrait le risque de couper le lien avec la population et la jeunesse». Concrètement, «je ne veux pas du message du tout sécuritaire et je préfère miser sur la concertation et la compréhension».
La concertation c’est d’ailleurs le principe qui a été mis en avant à l’occasion de la réflexion sur l’opportunité d’installer des caméras de vidéosurveillance dans la ville. «Cette réflexion arrive à son terme. Le dossier sera à l’ordre du jour du conseil municipal du 28 juin où je solliciterai un accord de principe pour lancer la consultation et ensuite la phase opérationnelle d’installation». Dans le courant de l’été ou à la rentrée scolaire, 5 à 6 caméras pourraient faire leur apparition aux entrées et aux sorties de ville. Ce pourrait être le cas à la gare, sur l’avenue de Gaulle, les places Carnot et Ledru-Rollin.
Le comité d’éthique a travaillé sur l’utilisation des enregistrements. «Les bandes seront à la disposition des gendarmes en cas de problème et à la demande du Parquet. Il n’est pas question que quelqu’un soit affecté au visionnage des enregistrements».
Le but de la vidéosurveillance est «d’identifier les auteurs de faits répréhensibles et de limiter l’impunité. Les dégradations de biens publics et privés sont en augmentation sensible. Ce sont des petits faits qui deviennent vite insupportables pour la population. Les caméras ont aussi pour objectif de les limiter».
Sébastien Pichereau


