Courgenard : Luc Bernard, vie de comédien

L'acteur Luc Bernard dans sa ferme sarthoise.
Avec sa femme Agnès et ses enfants, Luc Bernard est installé à Courgenard. Il partage sa vie entre son métier de comédien qui le conduit à se rendre fréquemment à la capitale et son activité à la ferme dans la petite commune sarthoise. Un acteur que l’on a pu voir au cinéma dans « Léon », « Mickael Kael contre la World News Company » ou « Tais-toi ! », et dans de nombreuses séries télévisées comme Commissaire Moulin, Nestor Burma, Sous le soleil, Highlander, Louis Page ou Léa Parker.
Comment a débuté votre carrière de comédien ?
« J’avais une vingtaine d’années quand j’ai commencé. J’avais déjà fait d’autres métiers, des petits boulots. J’étais dans le Sud-Ouest, à Montauban, et j’ai tout plaqué pour monter à Paris. Au début (fin des années 70) j’ai fait de la figuration pour la comédie française. Sur le tournage de « Mon oncle d’Amérique » , j’ai rencontré de jeunes comédiens qui m’ont incité à les suivre. J’ai alors pris des cours pendant deux ans chez Balachova-Vera Gregh. J’ai ensuite fait beaucoup de théâtre, du cinéma et de la télévision. »
Aujourd’hui, vous êtes installé à Courgenard et non à Paris. Pourquoi ce choix ?
« C’est une histoire de couple. Nous sommes mariés depuis 24 ans. Très vite, on s’est rendu compte que Paris, ce n’était pas notre vie. On a alors cherché un endroit où travailler avec les chevaux, tout en respectant certains critères de distance puisqu’il fallait que je puisse faire l’aller-retour à Paris dans la journée. Courgenard convenait très bien. On s’y est installé en 1999. »
Quel est votre rythme au quotidien ?
« Mon métier c’est d’être comédien et je n’ai pas d’activité agricole officielle, mais quand je ne travaille pas, au lieu d’être dans mon appartement parisien, je suis ici à la ferme. Mon équilibre passe par là. Les artistes sont souvent très assistés et quand je vide mes box, il n’y a pas un assistant qui vient le faire à ma place. Cela remet les choses dans l’ordre. »
Vous êtes aussi la voix de Paul Young dans la célèbre série américaine « Desperate Housewives ». Pouvez-vous nous parler de cette activité ?
« Oui, et le dernier plan de la série cette année montre le retour de Paul Young. Donc, je le double la saison prochaine pour Desperate. C’est en 1986 que j’ai commencé à découvrir ce travail de la voix. C’est avant tout un travail de comédien et qui nécessite beaucoup d’écoute. On doit faire passer par la voix tout ce que l’acteur étranger fait passer par le corps. »
L’interview complète est à retrouver dans notre édition papier.


