
Six caméras de surveillance vont être installées dans les principales artères de la ville de La Ferté-Bernard dans les prochaines semaines.
Cette fois, c’est officiel. Après dix mois de concertation, de débat et d’analyse, la vidéosurveillance va devenir une réalité à La Ferté-Bernard. Sans surprise, les élus ont adopté le projet lundi 28 juin au cours du conseil municipal. Sans surprise non plus, les quatre membres de l’opposition ont voté contre.
D’ici les prochaines semaines, une demi-douzaine de caméras va donc être installée sur les principales artères de la ville. «Tous les grands axes seront équipés afin de savoir qui entre et qui sort de La Ferté-Bernard. Ce seront des caméras fixes et les bandes ne seront visionnées qu’en cas de demande de la justice pour tenter d’élucider une affaire», a expliqué Jean-Carles Grelier, maire.
Avec ce procédé technique, le premier magistrat entend avant tout mettre à mal le sentiment d’impunité de ceux qui dégradent les biens ou les bâtiments. «Les méfaits se multiplient. Des voitures sont rayées, abîmées et dégradées. Des vitres sont cassées sur les locaux communaux. Ces actes sont le plus souvent stupides et irresponsables. Ils mettent à mal le lien social et la légitime tranquillité à laquelle chacun a le droit d’aspirer. Et cela même sans parler des coûts de remise en état supportés tant par les particuliers que par la collectivité. La crétinerie lorsqu’elle tend à se généraliser, ne peut pas rester sans réponse».
Pour Claude Drouet, le chef de file de l’opposition, les caméras ne sont pas la panacée. «Sur le principe de la vidéosurveillance, il y a toujours les mêmes choses qui nous séparent. La plus grande des sécurités c’est d’avoir un logement, un travail et une protection sociale. Vivre en sécurité, c’est important. Pour cela, il faut privilégier la prévention. Les caméras ne le font pas. Et puis, la sécurité est un pouvoir régalien qui ne doit pas être supporté par une commune».
Le maire écoute et répond du tac au tac : «Comme vous, je rêverais que la sécurité des personnes et des biens soit un acquis social. Mais la délinquance existe. Les chiffres le prouvent et ils sont en augmentation. Il y a donc une réelle priorité à faire quelque chose». Et Jean-Carles Grelier d’aborder le thème de la prévention : «Nous en faisons à l’espace jeunesse. Il n’est pas question de stigmatiser les jeunes mais bien de garder le contact avec la population. C’est dans ce sens, que nous venons de recruter un cinquième policier municipal».
Sébastien Pichereau