La Ferté-Bernard : ils vont donner de la voix à Paris

Jean-Pierre Martel mobilisé pour lutter contre le chômage et les précarités.
Jean-Pierre Martel, le responsable de l’APEIS (association pour l’emploi, l’information et la solidarité), bat le rappel des troupes et invite les Sarthois à se mobiliser pour une nouvelle manifestation qui aura lieu à Paris samedi 4 décembre contre le chômage et les précarités. Les manifestants se rassembleront sur la place Stalingrad à 14 heures.
Aux côtés de l’APEIS seront présents des membres de la CGT Privés d’emploi, de AC (Agir contre le chômage) et du MNCP (mouvement national des chômeurs et précaires). Le cortège défilera jusqu’à la place Clichy.
C’est la huitième fois que ces organisations vont exprimer leur mécontentement sur ces sujets. Jean-Pierre Martel s’en explique : «Le chômage est une barbarie. Rien n’y fait, malgré les incessantes luttes médiatico-idéologiques. Nous savons que le chômage à une fonction, faire pression sur les salaires et les conditions de travail, raréfier l’emploi et ainsi faire baisser le prix du travail afin de faire grimper toujours et encore les profits et bénéfices».
Un constat que le Sarthois entend mettre en relation avec une autre situation. Il évoque ainsi : «Dans le même temps, les entreprises qui composent le CAC 40 disposent de 146 milliards d’euros de trésorerie et ont obtenu en 2009, 172 milliards d’euros d’exonérations sociales et fiscales. Leurs bénéfices nets étaient en 2009 de 44, 5 milliards d’euros».
A Paris, le militant exposera donc plusieurs revendications afin de tenter de régler le problème du chômage et des précarités.
Jean-Pierre Martel les expose : «Un emploi correctement rémunéré et librement choisi, une indemnisation décente de toutes les formes de chômage, une autre base de cotisations qui tiennent compte du recours des entreprises aux licenciements et à la précarité comme variable d’ajustement de leurs profits».
Et Jean-Pierre Martel d’élargir la liste des revendications au fait de «ne pas seulement prendre sur la masse salariale mais aussi sur les bénéfices et produits financiers des entreprises».
Il réclame de plus, «l’arrêt de la stigmatisation, des contrôles, des radiations, une retraite décente pour les chômeurs et les précaires et une allocation exceptionnelle (prime de Noël) de 500 euros».


