La Ferté-Bernard : renfort à la police municipale

Ludovic Lebrun, nouveau policier municipal de La Ferté-Bernard.
La police municipale a trouvé du renfort. Depuis quelques semaines, Ludovic Lebrun a rejoint l’équipe de quatre agents déjà en place.
A bien y regarder, son visage n’est pas inconnu. Ludovic Lebrun a en effet entamé sa carrière en terres fertoises de 98 à 2003.
Une période qui l’appréciera particulièrement et qui le poussera à demander sa mutation pour revenir ici, notamment pour des questions de cadre de vie.
Entre-temps, c’est à Ouistreham qu’il officiera puis à Caen. «J’y faisais la nuit. Dans ce genre de ville, on voit passer entre 100, 150 000 mille personnes par jour». Les interventions ont quelques fois étaient musclées, noctambules obligent.
«La police municipale est vraiment différente d’une ville à l’autre. Nous avons les mêmes missions à la base, mais après c’est une volonté politique qui nous dicte nos priorités» rappelle Olivier Hemonnet, le responsable de service avant de poursuivre : «Ici, notre rôle est avant tout un rôle de relais avec la population. Les gens arrivent de moins en moins à se parler, nous sommes un intermédiaire social».
Pas de gros calibre donc, comme c’était le cas à Caen pour Ludovic Lebrun. A leur ceinture, à côté des menottes, une bombe lacrymogène. Les policiers sont aussi autorisés à porter une matraque mais elle reste la plupart du temps aux vestiaires afin de ne pas se placer dans une situation de supériorité avec les habitants et ainsi permettre le dialogue.
Il n’en reste pas moins que les policiers ont un pouvoir de lutte contre les incivilités.
Dresser des procès-verbaux n’est pas toujours bien vu et dans ces circonstances, l’uniforme peut déplaire. Ludovic Lebrun en fait abstraction. Lui a choisi ce métier avant tout par vocation pour cette notion : «l’entraide».
Son père étant gendarme, il n’a jamais pu s’enraciner à un territoire. Aujourd’hui, avec sa femme et ses deux enfants, ils posent ses valises. Ce sera peut-être l’occasion pour lui de trouver une terre.
Mais le dernier exemple en date est peu réjouissant. Ce cinquième poste a en effet été créé en juin 2010 afin de renforcer le travail de proximité et de prévention.
Après seulement quelques semaines d’activité, l’agent retenu s’en est allé. Et le poste est resté vacant plusieurs mois.
Cette fois, l’équipe est donc au complet. Elle pourra sortir à deux binômes par jour. Idéal pour le retour du beau temps.


