La Ferté-Bernard : ce que cachent nos bennes à ordures

Les bennes « encombrants » ne doivent contenir que des encombrants. Pourtant, de nombreux matériaux recyclables s’y trouvent.
Mardi 30 mai, le Smirgeomes, le syndicat mixte en charge de la collecte et du tri des ordures ménagères, s’est prêté à une drôle d’expérience : regarder à l’intérieur d’une benne dite d’encombrants. Une première qui se fixait deux objectifs.
Le premier, peut-être le plus important, identifier le contenu, ce que les responsables nomment le gisement, afin de penser les valorisations de demain.
Concrètement, sur place, les deux bennes utilisaient pour l’exercice ont révélé la présence de nombreuses pièces de polystyrène et des plaques de plâtre. Des matériaux qui pourraient, selon le directeur de la structure Vincent Veron, être recyclés, reste à mettre en place un parcours pour leur recyclage.
Eco-participation
Il en va de même pour les matelas, bête noire des sites d’enfouissement. «¼D’ici 2012, une filière va se mettre en place¼» indiquait-il. Tout comme pour l’électroménager, une éco-participation pourrait être appliquée. Cela voudrait dire que sur l’ensemble des 14 déchetteries que compte le territoire du Smirgeomes, de nouvelles bennes voient, à terme, le jour. Les usagers seront donc amenés à collaborer en déposant ces déchets dans le bon emplacement.
Le deuxième objectif de l’expérience était justement de constater ou non le bon respect des règles par ces derniers.
Le constat est peu réjouissant. Alors que ces deux bennes ne devaient être remplies que de déchets qui ne peuvent être aujourd’hui recyclés, les responsables ont eu la désagréable “surprise” d’apercevoir des bouts de ferrailles, des vêtements… et même des ordures ménagères.
Plus de sacs
Cette expérience, qualifiée de caractérisation, devrait être renouvelée. Si ces comportements persistent, la direction du Smirgeomes estime : « Pour ces bennes, nous serons peut-être obligés de refuser les sacs poubelles fermés ». Ne pouvant voir ce qui s’y cachent, les responsables de déchetterie pourront s’appuyer sur le règlement pour refuser ces dépôts.
Mais l’heure de l’interdiction n’est pas encore arrivée. « S’il y avait un message à faire passer aux usagers quant à cette opération, ce serait surtout concernant les textiles. Cette filière est bien identifiée et pourtant nous avons retrouvé de nombreux vêtements et chaussures. Tout ce qui est textile, qui se porte peut être recyclé » concluait le directeur en espérant être entendu.


