Saint-Calais : 20 000 fleurs pour la ville

Nathalie Esnault, ici devant les œillets d’inde, gère l’équipe des espaces verts de la ville, composée de quatre personnes.
La ville de Saint-Calais possède déjà deux fleurs. Gagnera-t-elle sa troisième corolle? Rien n’est moins sûr. Comme tous les ans, le titre est remis en cause. Un jury passe dans les rues pour noter le taux d’embellissement.
Il y a quelques semaines encore, la municipalité appelait les habitants à se joindre à ses efforts rappelant que le fleurissement est l’affaire de tous. Alors pour inciter les Calaisiennes et les Calaisiens à retrousser leurs manches, elle montre l’exemple.
Le service des espaces verts est en plein cœur de cette bataille perpétuelle.
Au lieu-dit le Pressoir, l’équipe de 4 personnes dirigée par Nathalie Esnault s’affère depuis déjà presque un mois. « Normalement, nous commençons à planter les annuelles autour du 20 mai. Nous sommes cette année un peu avance » explique la responsable.
De l’avance
Si certains pourraient penser que ce décalage est dû au fort taux d’ensoleillement de ces dernières semaines, ce n’est pas l’unique raison. « Les années passées, nous achetions nos plantes en microbilles, des sortes de microplants que nous faisions pousser. Cette année, pour diverses raisons, nous les avons achetées déjà en pot et nous avons gagné un peu de temps ».
Les bisannuelles ont donc été arrachées plus tôt que prévues. « De temps en temps, on nous demande pourquoi nous les arrachons alors qu’elles sont encore bonnes. Nous pourrions attendre encore quelques semaines mais après, il serait trop tard pour les annuelles ».
Pour cet été, entre « 19 000 et 20 000 plantes » ont été prévues.
De l’originalité
Comme toujours, le géranium zonal sera la plante phare. « C’est une valeur sûre… elle comporte un tas de couleur qui vont du blanc au rouge, en passant par le violet, le rose… et elle ne nécessite que très peu d’arrosage et d’entretien ».
En seconde position, se retrouveront les œillets d’inde. Des spécimens un peu plus originaux, voire exotiques, agrémenteront aussi les rues de Saint-Calais comme le tabac. Mais attention, celui-ci reste strictement décoratif et n’est pas à fumer.
Autre originalité, ici ou là, quelques bananiers sont visibles. Certains ont déjà passé plusieurs mois en terre mais, prenant trop de place, les “espaces verts” se sont vus dans l’obligation de les arracher.
Reste maintenant pour eux à tout finir avant que l’été n’arrive. Ca devrait être le cas. « Nous devrions finir dans le courant de la semaine prochaine ».
Gageons qu’une fois le résultat final en pleine floraison, il donne envie aux habitants de la commune de suivre le pas.


