La Ferté-Bernard : neuf platanes abattus

Les arbres malades se trouvent principalement sur la promenade du Grand Mail à La Ferté-Bernard. Néanmoins, le Petit Mail est également concerné par les mesures d'abattage.
«Nous avons constaté depuis plusieurs mois que l’état général de certains arbres du Petit et du Grand Mail est préoccupant», confie Cécile Knitel, adjointe au maire de La Ferté-Bernard en charge des questions environnementales.
Champignons
Ce constat vient d’être confirmé par le diagnostic d’une société spécialisée qui est venue récemment ausculter les 65 arbres, dont certains ont plus de cent ans, que comptent les deux artères du centre-ville fertois.
«Les arbres, au fil du temps, ont été victimes de différents accidents, traumatismes et stress», argumente l’élue. Cécile Knitel pense ainsi à des tailles excessives, à des chocs physiques et aux travaux de rénovation des Mails «qui ont pu fragiliser certains spécimens».
Toutes ces attaques ont permis à des champignons lignivores de s’installer et de ronger petit à petit l’ossature des arbres. Du coup, neuf platanes sont condamnés et seront abattus.
Un dixième arbre subira le même sort. Il s’agit du marronnier du jardin du Grand Prix 1906 à proximité de l’espace jeunesse.
Sécurité
Cet abattage d’urgence est une question de sécurité. «Le diagnostic révèle que le niveau de bois sain sur ces arbres est inférieur à 30%. Ils sont donc vulnérables et nous voulons éviter que des accidents se produisent à cause de la chute de l’un de ces platanes», argumente l’adjointe à l’environnement.
L’abattage des platanes aura lieu dans le courant de la première quinzaine du mois de janvier. Une entreprise sera mandatée pour intervenir. «Les services techniques auront aussi à intervenir pour évacuer et brûler le rognage des souches. Le bois, lui sera évacué et brûlé pour éviter un phénomène de contamination des champignons».
Communication
Dans un souci de transparence, car abattre des arbres est toujours un sujet délicat, la mairie a décidé de communiquer auprès de la population. Ainsi, lors de la mise à terre du premier arbre, «des morceaux de bois seront conservés pour être exposés aux habitants. Ces morceaux seront accompagnés de panneaux pour expliquer la maladie de ces platanes et les raisons de l’abattage», explique Cécile Knitel.
Des craintes
Un peu de pédagogie qui ne sera certainement pas inutile car malheureusement dans quelques années, de nouveaux abattages pourraient avoir lieu.
En effet, «cinq autres arbres ne pourront pas rester debout encore pendant de nombreuses années. Je pense que nous serons obligés de les supprimer d’ici cinq ans», regrette l’élue.
Néanmoins et source de satisfactions, le diagnostic a montré que 28 sujets étaient parfaitement sains et «23 autres présentent une altération physique sans grandes inquiétudes mais qui nécessitent une surveillance».


