La Ferté-Bernard : licenciements chez SF3M

Encore deux emplois supprimé sur le bassin fertois...
Le bassin d’emploi Fertois continue d’être touché de plein fouet par la crise économique. Après le secteur de l’imprimerie et la délocalisation prochaine de l’activité de l’Imprimerie Fertoise, c’est la Société Fertoise 3 M (SF3M) spécialisée dans les moules et les modèles de fabrication qui est en passe de procéder aux licenciements de deux salariés actuellement en CDI : « les procédures sont en cours et elles concernent la suppression de deux postes. Ce sont des gens qui appartenaient depuis longtemps à l’entreprise et nous ne sommes qu’au tout début de la procédure. Une note expliquant le contexte économique de la société a été remise aux représentants du personnel, et deux salariés ont été reçus » précise-t-on du côté de la direction des ressources humaines du groupe Chastagner, la maison mère de SF3M.
Des difficultés économiques
Selon la DRH, SF3M traverserait des difficultés économiques liées notamment à une baisse notable de l’activité : « le niveau de vente de nos prestations est de plus en plus réduit, ce qui ne nous permet pas de dégager des marges suffisantes pour maintenir ce niveau d’effectif et continuer à assumer les rémunérations correspondantes ».
SF3M emploie actuellement une vingtaine de salariés sur le site de la zone industrielle du Joncheray à la Ferté-Bernard : « on va donc passer sous le seuil des 20 ». La société possède deux cœurs d’activité : la conception de modèle de fonderie pour l’industrie lourde, et l’usinage de matériaux tendres (via des commandes numériques) : « on répond essentiellement à des devis et à des appels d’offres dans les domaines de la fonderie, et du prototypage automobile » précise-t-on encore du côté de la DRH.
Les difficultés économiques de SF3M ne datent pas d’hier.
En 2009, la société Fertoise, très affectée par la crise industrielle, avait déjà subi un premier plan social qui s’était traduit par la suppression de cinq postes.« Aujourd’hui, nous sommes malheureusement contraints de supprimer des postes tenus par des personnes avec beaucoup d’ancienneté » affirme encore la DHR. « Il est toujours extrêmement difficile de prendre ce genre de décision, mais notre rôle de direction nous oblige à prendre de telles résolutions, si nous souhaitons préserver l’emploi des autres salariés de l’entreprise. Une réaction tardive de la direction pourrait avoir des répercussions dramatiques sur la pérennité de l’entreprise, et la préservation des 19 emplois encore présents au sein de SF3M ».
Selon nos informations, l’un des deux salariés serait âgé de 56 ans et cumulerait 30 ans d’expérience à SF3M. Selon d’autres sources, ce salarié expérimenté et « de grande compétence » rencontrerait des difficultés pour mener sa tâche à bien : « les cadences de travail se sont nettement accélérées au cours de ces dernières années et certains ont du mal à suivre. Chastagner évoque la crise mais le carnet de commandes ne se porte pas si mal que ça. On s’attend à ce que notre collègue soit remplacé par un intérimaire comme ce fut déjà le cas par le passé. » L’autre salarié serait âgé d’une trentaine d’années.
42 postes
supprimés
Si le contexte économique ne s’améliore pas, Chastagner n’a pas écarté l’hypothèse de nouveaux licenciements dans les mois et les semaines à venir. Un coup rude pour le bassin d’emploi fertois qui vient de perdre, d’un seul coup, 42 postes sur le seul mois de décembre.
Spécialisé dans les services technologiques, Chastagner emploie actuellement 260 salariés au travers de sept filiales réparties sur le territoire national et européen.


