La Ferté-Bernard : Cofiroute prêt à affronter l’hiver

Sylvain Biondo, chef du centre de l'exploitation, est prêt à contrer une offensive hivernale. Ses équipes sont prêtes à intervenir sur le réseau autoroutier.
2520 tonnes de sel. C’est ce que le centre d’exploitation Cofiroute de Cherré avait utilisé l’an dernier, entre le 15 novembre 2010 et le 15 mars 2011, pour venir à bout d’un hiver précoce. À la Ferté-Bernard, les premières chutes de neiges avaient été recensées fin novembre. Un épisode froid pour un hiver fort, qui avait conduit les services techniques de Cofiroute à redoubler d’attention avec beaucoup de traitements curatifs pour faire face notamment aux 50 centimètres de neige recensés dans la région d’Alençon.
200 à 300 tonnes
dispersées
Rien de tel cette année, où la douceur s’est imposée. Ce n’est qu’à la mi-décembre que Cofiroute a effectué ses premiers traitements de chaussée, des salages préventifs réalisés de nuit sur l’A 11, afin de faire face au verglas : « on a envoyé trois camions pour saler l’autoroute, des diffuseurs et les péages. Il s’agit d’éviter l’apparition de verglas ou de givre. Ces rotations ont eu lieu à deux reprises. La première dans la nuit du 17 au 18 décembre, la seconde s’est déroulée du 28 au 29 décembre » note Sylvain Biondo, chef du centre d’exploitation de la Ferté. Deux rotations pour disperser 200 à 300 tonnes de sel sur la chaussée, ce qui peut paraître minime à une telle période de l’année.
Dispositif activé
Pour le reste, le dispositif est activé, et l’équipe Fertoise est prête à relever le défi, au cas où la neige viendrait à tomber. « On est en relation étroite avec Météo-France qui diffuse des bulletins d’alerte. Lorsque des chutes de neige sont annoncées, on se met en pré-alerte avec un point complet du matériel. On met en astreinte notre atelier au cas où un camion tomberait en panne » explique encore Sylvain Biondo.
Pour l’instant, les agents sont impatients d’intervenir : « pousser de la neige, c’est un peu leur cœur de métier. Malgré le stress inhérent à cette activité, ils aiment partir avec les camions de déneigement… » affirme le chef du centre qui souligne la difficulté de la tâche : « ils doivent intervenir alors que des véhicules circulent. Il y a la fatigue. En période hivernale, un agent peut faire jusqu’à 60 heures par semaine. C’est donc très dur physiquement. Sans parler des conditions climatiques, qui restent problématiques lorsqu’on roule avec un rideau de neige devant soi. Parfois, ceux qui résident dans la campagne Fertoise ont des difficultés pour accéder au centre. Il faut rester vigilant en permanence.. »
Mais plus que la neige, Sylvain Biondo craint le verglas. Un phénomène « sournois », difficile à détecter et très dur à traiter : « il se manifeste par un phénomène de surfusion. Il ne gèle pas forcément. L’eau qui tombe sur la chaussée ajoutée aux impuretés peut se transformer en verglas et c’est toujours un peu traître. Sur le plan du traitement curatif, des lames aciers sont nécessaires pour racler la chaussée. Lorsqu’il s’agit de chutes de neige, on a simplement besoin de lames en Vulkollan, un plastique très dur et très résistant… »
Avant que la saison froide ne démarre, le personnel a droit, dès septembre, à des recyclages hivernaux : « c’est une remise à niveau des techniques » explique Sylvain Biondo. « On fait également un point sur ce qui n’a pas marché l’année précédente, histoire de s’améliorer ». Chaque année, les employés s’affrontent lors d’un challenge « Coup de Lame » avec des quizz, des épreuves de conduite ou de fabrication de saumure, afin de bonifier ces savoir-faire.
Autant de “gestes de prévention” qui ne seront peut-être pas nécessaires en 2012 : « la saison est douce et aucune aggravation n’est annoncée dans les prochains jours », conclut le responsable de Cofiroute.


